luni, iunie 17, 2013

Librarians in Exile group launches appeal to save Timbuktu manuscripts

Ancient manuscripts, Timbuktu, Mali
Manuscripts pictured in 2006, then housed in The Ahmed Baba Centre, Timbuktu, Mali. Photograph: Sebastien Cailleux/Corbis


A public appeal has been launched to save the hundreds of thousands of ancient manuscripts smuggled out of Timbuktu during the crisis in Mali, which are now facing a more insidious threat: moisture damage.

Dating back over 700 years, the fragile manuscripts range from poetry to commerce records, and are from Andalusia and Southern Europe, Arabia, Egypt, Morocco,and Arab trading ports on the Indian Ocean as well as the region of Timbuktu itself. Initially reported to have been destroyed by Islamist rebels in a fire, the 300,000 manuscripts were evacuated from Timbuktu by librarians and archivists.

Stored in the metal boxes used for their evacuation, the texts are already showing signs of damage and exposure to moisture, and experts have launched an appeal to raise $100,000 to help preserve them. The IndieGoGo campaign from Libraries in Exile is asking the public to donate money to save the manuscripts: $30 would preserve a single manuscript, while $9,000 would protect an entire footlocker. The funds will be used to buy moisture traps, archival boxes and additional storage, as well as to cover the labour required for the project. Over $40,000 has already been raised.

The Libraries in Exile campaign page states that: "The purpose of this campaign is to fund the preservation effort required to store the manuscripts in an archival, moisture-resistant manner during their exile from Timbuktu.  If physical harm from the current packing situation continues and if mould and mildew spread in the corpus due to increased humidity, the damage will be devastating.".

The statement goes on to say that the librarians have turned to crowdfunding because "the need to preserve the manuscripts is urgent" and "we can't wait for governments and organizations with deep pockets to respond to this need.

"It is through the efforts of ordinary people that the manuscripts have been preserved this long, and that they have survived the violence affecting Mali today. Crowdfunding is enabling of participation and we believe this is a key to the sustainable safeguarding of the manuscripts."

It continues: "A cultural heritage of this magnitude has incredible power to bring people together. We saw this power when people from all walks of life, whole villages, and speakers of every language in the region gave their time and effort, even under considerable risk, to help us evacuate them to the south. We believe that securing these manuscripts is a positive step towards a process of enduring peace and a reduced toll of human misery for this entire region."

by 
guardian.co.uk,

sâmbătă, mai 25, 2013

Cursuri de cultură și civilizație turcă la Universitatea “Andrei Șaguna” din Constanţa

Vineri, 24 mai a.c., la ora 18.00, în Sala Senatului Universităţii „Andrei Şaguna” a fost semnat Protocolul de colaborare dintre Institutul Yunus Emre din Ankara şi Universitatea “Andrei Şaguna” din Constanţa, prilej cu care a fost inaugurată, în cadrul Clubului Culturii Turcice “Mustafa Kemal Ataturk”, sala „Yunus Emre”. În această locație se vor desfășura cursuri de limbă turcă, simpozioane și ateliere de creație dedicate nu doar studenților și elevilor constănțeni, ci tuturor celor interesați de fascinanta cultură turcică.

La eveniment au participat Consulul General al Republicii Turcia la Constanța, doamna Fusun Aramaz, viceconsulul Ozgen Topçu, directorul Centrului Cultural Turc “Yunus Emre” din Constanța, Haşim Koç, subsecretarul de stat în cadrul Departamentului pentru Relaţii Interetnice și consilier al premierului României, dr. Amet Aledin, muftiul cultului musulman din România, Murat Iusuf, reprezentanți ai Uniunii Democrate a Tătarilor Turco-Musulmani din România, ai Uniunii Democrate Turce din România, cadre didactice și studenți ai Universității “Andrei Şaguna”.

Consulul General al Turciei l-a felicitat pe președintele Universității “Andrei Șaguna” pentru inițiativa de a inaugura Clubul Culturii Turcice și a remarcat fructuoasele colaborări dintre Universitate și multiple instituții culturale și de învățământ superior din Turcia. Mulțumind, prof. univ. dr. Aurel Papari a afirmat că suntem “condamnați” să trăim fericiți împreună în acest mediu multicultural, multietnic și multiconfesional. Dobrogea, în general și Constanța, în special constituie un model de conviețuire multietnică și multiculturală, care trebuie cultivat și promovat.

Manifestările au continuat cu Simpozionul „Unitate în limbă, cuget şi acţiune”, la care au susținut comunicări științifice conf. univ. dr. Fahri Temizyürek, de la Universitatea Gazi din Ankara, cu tema „Viaţa şi opera lui Ismail Gaspirali” și lect. univ. dr. Cezmi Karasu, de la Universitatea Osmangazi din Eskişehir, care a adus în atenția publicului „Comunitatea Turco-Tătară din Dobrogea secolelor XV – XX”.

Participanții la eveniment au avut prilejul să admire, în holul central al Universității, o interesantă expoziție de fotografii care reliefează aspecte ale culturii și civilizației turce din Dobrogea.

Sala “Yunus Emre”, fondul de carte și biblioteca virtuală din cadrul Clubului Culturii Turcice “Mustafa Kemal Ataturk” vă așteaptă!

sursa: http://observator.ro/203375/cursuri-de-cultura-si-civilizatie-turca-la-universitatea-andrei-saguna-203375.html

sâmbătă, noiembrie 17, 2012

Éric Geoffroy : "Le soufisme est l’antidote à l’extrémisme religieux"

Enseignant à l’université de Strasbourg, islamologue, essayiste, Éric Geoffroy a épousé l’islam dans son jaillissement spirituel. Le soufisme est réputé pour ses principes de tolérance, sa profondeur méditative aux antipodes du fanatisme et de l’intégrisme.

RELIGION

Le dossier de presse, concocté par l’association "Réunion Terre de Culture", le décrit en ces termes : " Spécialiste académique du soufisme, il en est également un de ses représentants majeurs en France. Il travaille aussi sur les enjeux de la spiritualité  dans le monde contemporain, la mondialisation, la postmodernité, l’écologie et la mystique comparée."

Éric Geoffroy soutient que l’homme de demain sera universel ou bien se sera transformé en une sorte de machine pensante. Le progrès technique a atrophié notre sens spirituel et si nous n’y prenons garde, nous courons à la catastrophe.

Pour lui, l’universel est l’avenir de l’humanité et la vraie spiritualité doit nous inciter à nous mettre en chemin, à chercher.

Yves Geoffroy, dans quelles circonstances avez-vous rencontré le soufisme ?

D’abord par des lectures, notamment à travers les œuvres de René Guénon, Rumi et Ibn Arabi, puis par des voyages en Orient. Au bout de nombreuses pérégrinations, je me suis mis au voyage intérieur. Après avoir exploré le zen et même la vie monacale, puisque j’ai été élevé dans la tradition catholique, j’ai choisi le soufisme parce que j’y ai trouvé une complétude, l’expression universelle ouverte à l’absolue. Un équilibre entre l’Orient et l’Occident. Le soufisme remet en cause le conformisme religieux. C’est une voie d’éveil et non de confort.

Le soufisme n’enferme pas dans le dogmatisme…

Il ouvre sur le message primordial, sur la religion de la transcendance. Il n’y a pas d’opposition mais une harmonie entre l’homme et les messages révélés à l’humanité. Le soufisme est un islam spirituel, loin de certaines conceptions littéralistes pas du tout en phase avec l’époque et la société. C’est l’antidote à l’extrémisme religieux.

Vous parlez de l’équilibre entre Orient et Occident, aujourd’hui que peuvent-ils se transmettre ?

Hélas, aujourd’hui il n’y a plus ni Orient, ni Occident. Tout est mondialisé. Regardez la Chine, par exemple, industrialisée à outrance. Nous sommes, plus que jamais, au règne du matérialisme, il y a une perte du sens et nous devons, très vite, nous remettre en question. L’humanité ne peut pas continuer sur ces bases positivistes, égotistes, consommatrices, matérialistes. Elle ne doit pas rester sur le mythe du progrès techno-scientiste.

Êtes-vous optimiste ou pessimiste quant à l’avenir ?

Pessimiste à court terme, car la prise de conscience reste encore insuffisante, si bien que la transition ne se fera pas sans casse. Puis viendra le temps d’une nouvelle vision de l’humanité. Ce ne sera pas la fin du monde, mais la fin d’un monde. Un monde qui aura ouvert les chemins de la sagesse, le champ de la connaissance.

Que dire du soufisme en France aujourd’hui ?

On peut dire que la France, tout comme l’Europe du reste, devient une terre de rencontre entre les différentes traditions du soufisme existant dans le monde musulman.

Entretien : Alain Junot

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Éric Geoffroy publie depuis une trentaine d’années. Ses travaux mettent en exergue les liens dynamiques unissant soufisme et islam. Il a particulièrement étudié la voie initiatique Shâdhiliyya, école spirituelle qui a eu un fort impact jusqu’en Occident contemporain grâce à René Guénon. Ses travaux ne négligent pas non plus les modalités de l’ancrage du soufisme dans le monde moderne, ni ses relations avec les autres courants de l’islam.

Dans son dernier ouvrage "L’islam sera spirituel ou ne sera plus" il présente le soufisme comme un antidote au nihilisme contemporain, d’où qu’il vienne.

Aujourd’hui, de nouvelles sollicitations l’amènent à traiter de plus en plus la dimension éthique et écologique de l’islam.

L’islam sera spirituel ou ne sera plus (Seuil)

Le soufisme, voie intérieure de l’islam (Seuil Points-Sagesses)

Le Grand Livre des prénoms arabes en collaboration avec Néfissa Geoffroy (Albouraq/Albin Michel)

Une voie soufie dans le monde : la Shâdhiliyya. Actes du colloque organisé à la Bibliotheca Alexandrina en avril 2003 (Maisonneuve & Larose)

Initiation au soufisme (Fayard)

L’instant soufi (Actes Sud)

La sagesse des maîtres soufis (Grasset)

Jihäd et contemplation - Vie et enseignement d’un soufi au temps des croisades (Dervy)

Le soufisme en Égypte et en Syrie sous les derniers Mamelouks et les premiers Ottomans : orientations spirituelles et enjeux culturels, thèse publiée par l’Institut Français d’Études Arabes de Damas (disponible a  la librairie de l’Institut du Monde Arabe et bientôt sur le site de l’IFPO)

sursa